Si seulement je pouvais répondre à cette question. Je n'en ai pas la moindre idée, et le seul fait d'y penser me tétanise. Passons. Je viens de passer l'été le plus médiocre de ma vie, parsemé de petits moments de pur bonheur qui lui permette de ne pas être caractérisé de détestable. Le fait est que je repars à l'aventure d'ici une semaine et que je devrais être heureuse de cela, mais ce n'est pas le cas. Suis-je folle ? Quitter cette atmosphère pesante va pourtant me faire le plus grand bien... En même temps, je me sens bien seule, et quitter à nouveau mon petit mode rassurant doit me faire peur. J'avais prévu cet été, qui aurait dû être merveilleux (note à moi-même : arrêter de prévoir trop à l'avance) et c'est allé de catastrophes en catastrophes. Les bons moments, eux, restent gravés dans mon esprit. J'ai eu ma première année, je me suis rendue compte des personnes qui comptaient vraiment pour moi, de mes 'vraies amies', celles qui seront toujours là et j'ai finalement eu un job. Certes pas celui que j'attendais depuis déjà un an mais tout de même. A côté de ça, j'avais prévu d'avoir 3 mois de boulot dans un environnement qui m'est cher, ça n'a pas été le cas (comble du comble, j'ai reçu une lettre stipulant que j'étais prise pour mi-juin/juillet, à la fin du mois d'août... Ne seraient-ils pas en train de se moquer de moi ?). Les amis, avec qui j'adorais passer des soirées ont fait exploser leur groupe et j'ai quasiment perdu tous mes amis du lycée (bon, ça je l'ai provoqué, c'est un mal pour un bien. Il vaut mieux être seule que mal accompagné, n'est-ce pas ? Mais cela accroit fortement ce sentiment de solitude en moi). Cela serait stupide de revenir à nouveau sur tous les éléments de cet été qui ont failli me faire sombrer. Le fait est qu'ils se sont bien passés, et qu'ils ne m'ont pas permis de me ressourcer assez pour cette nouvelle année. C'est peut-être, alors, juste l'angoisse qui commence à monter, qui me noue la gorge et laisse deviner quelques gouttes au creux de mes joues. Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que S. me manque beaucoup et que de vivre à des centaines de kilomètres d'une amie précieuse n'est pas une bonne solution (je vais vivre avec). Ce que je sais aussi, c'est que je me suis habituée au charme de ce petit coin de paradis, à l'abri de tout, avec pour compagnie ces trois adorables bêtes à poils (alors que je viens d'en perdre un des miens... Douloureux.) et je me suis habituée à voir M. toutes les semaines, à parler de tout et de rien avec elle, (du rire aux larmes, quoi qu'il arrive, on se comprend) à simplement passer de bons moments avec une amie en or, qui a, quelque part, fait changer les choses. Il faut juste que je me ressaisisse, que je m'évade avec des mots si cela peut me faire du bien, mais que je ne retrouve pas cette déprime permanente mais plutôt une joie de vivre, et malgré la distance, une joie de retrouver, au moment venu, les gens que j'aime et qui rendent ma vie meilleure. Il faut, simplement, que j'apprenne à compter sur moi.
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